28 décembre 2023

N° 290 - L’équipée d’Udine

L’actualité est depuis un bon moment tellement déprimante, inquiétante et même effrayante que je préfère tourner la page de 2023 sur de vieux souvenirs. Ce qui suit remonte à il y a déjà bien longtemps mais cela reste pourtant, j’en suis étonné, assez précis dans ma mémoire...

 

Le lavabo à robinets dorés de la cabine acajou du wagon-lit est parfait pour un brin de toilette. Nous approchons de Mestre. Le steward qui remporte le plateau du petit-déjeuner m’explique la demi-heure de retard : cette nuit des malfrats ont tenté de forcer des compartiments ! Je ne me suis rendu compte de rien, je n’ai donc pas trop mal dormi.

Le petit matin de février est humide, frisquet, brouillardeux. Je traverse l’esplanade dallée qui sépare la gare de l’embarcadère. Un bateau-taxi m’emmène vers la place Saint-Marc. Le rio dans lequel il s’est engagé débouche sur le Grand Canal. Des façades de dentelle gothique sortent de l’eau grise, la brume estompe les colonnades des palais de marbre, il n’y a pas grand monde devant celui des Doges et les mosaïques d’or des coupoles de la basilique ne scintillent que pour moi. Le dédale des ruelles me conduit au Rialto d’où le vaporetto me ramène à Santa Lucia. Là, je me jure de revenir à Venise, le plus tôt possible !

Le train pour Udine est à quai. J’y trouve ma place et notre agent italien dont je fais connaissance : Luigi, enrôlé depuis peu et pas trop féru de technique, n’en sait guère plus que moi sur l’objet du rendez-vous. Heureusement, il parle français.

Tout un groupe nous attend dans la gare de Udine. Je serre des mains : je comprends qu’il y a là des huiles du ministère de l’agriculture, d’autres des eaux et forêts, des ingénieurs, en chef, en second, des responsables provinciaux, des directeurs, des adjoints, des chauffeurs. Le convoi de quatre voitures quitte Udine et prend la route de plus en plus sinueuse des collines. 

Nous nous élevons bientôt dans un paysage de vignobles, à perte de vue. Nous nous arrêtons enfin près d’une grosse bâtisse qui domine le coteau. Je serre la main du viticulteur, de ses fils, de ses voisins. Buon giorno, ben venuto... Nous descendons de quelques pas entre les rangs de ceps en terrasses, jusqu’à une restanque de pierres sèches plus ou moins effondrée. Ils sont curieux de savoir si l’on pourrait la reconstruire avec notre procédé, sur une trentaine de mètres et un à deux de haut. Ce n’est pas, loin de là, l’affaire du siècle, ni vraiment bien adapté, mais je concède que cela serait faisable (après tout je suis venu pour ça). Quelqu’un me promet un relevé du terrain.

Le chai de la maison est grand ouvert et le vigneron a dressé des tables devant les futs. Nous ne saurions repartir sans gouter son vin du Frioul, son blanc sec et corsé, son rouge frais, et trinquer tous ensemble. Les rasades sont généreuses : saluti ! On finit quand même par reprendre les voitures : il est question de déjeuner. Le convoi s’arrête un instant sur la crête pour admirer le panorama et me montrer, juste au-delà de la première ligne de collines, la Yougoslavie du Maréchal Tito. Ce n’est plus l’Europe... La caravane dévale bon train, enchaine les épingles à cheveux jusqu’au fond de la vallée, jusqu’à une auberge, un grand chalet aux façades peintes de motifs de chasse et de forêt. Nous formons une longue tablée, il y a du gibier au menu, en abondance. Le directeur régional des vignobles choisit lui-même les bouteilles qui le mettront en valeur. Les conversations, de plus en plus animées, se croisent au-dessus de ma tête. Entre ristretto et grappa je devine qu’on se met d’accord sur un détour.

Le convoi se reforme et repart vers les hauteurs. Les lacets se succèdent mais Luigi, un Milanais, ne saurait dire où nous allons. Quand, au bout du chemin, les voitures entrent en trombe dans la cour d’une grande ferme et s’y garent côte à côte, des gens surpris ouvrent des fenêtres, sortent sur les seuils en tenue de travail. Personne n’a été prévenu (il n’y avait pas d’iPhone du temps de Tito...) Le patron, patriarche corpulent en salopette, coiffé d’un vieux galure, connait à peu près tout le monde. Petit à petit des parents, des employés se joignent à lui, bien que la maitresse de maison cache mal qu’elle se serait bien passée du dérangement. On débarrasse de grandes tables devant la maison, on aligne des bancs, on sort des verres, des olives, des salami, des gressini. On me souffle que nous sommes là au cœur des meilleurs crus. L’hôte, tout en parlant vendanges, vinification et, à bon entendeur, subventions qui tardent, fait déboucher les bouteilles dans un ordre savant. On passe posément d’un pinot jaune paille à un rosso rouge grenat, puis d’un blanc orangé à un rosé moelleux et fruité. Les connaisseurs accompagnent chaque nouveau verre d’appréciations inspirées. Sur un signe du patron une jeune caviste a préparé un carton dont elle me montre le contenu avant de serrer la boucle de corde qui me servira de poignée : quatre bouteilles différentes, identifiées au stylo bille sur des étiquettes d’écolier.

Le jour baisse, il est temps de regagner la gare de Udine. Ce n’est pas tout près... Le convoi fait au plus vite mais, à l’entrée des faubourgs, la voiture de tête s’arrête et le meneur du groupe en descend. Le doigt sur le cadran de sa montre il constate que, le train partant dans trois minutes, je ne l’aurai pas. N’insistons pas... Frappons plutôt, du heurtoir, à cette grande porte cochère devant laquelle nous nous sommes arrêtés. Elle s’ouvre sur un autre cellier, vaste et sombre. Ses propriétaires, bien que pris de court eux aussi, se mettent immédiatement en quatre pour accueillir ces messieurs influents. L’éclairage caresse maintenant le bois blond de la charpente et de ses poteaux massifs ; d’énormes tonneaux bruns sont alignés sur de grosses poutres de chêne. Il y fait bon... Assis entre les futs, nous grignotons des galettes de polenta, des petites tranches de speck, des toasts de tapenade, des lamelles de prosciutto. Nous goutons un à un les vins de la maison, issus de vignobles cette fois plus proches de la côte et de cépages différents mais tout aussi plaisants... On me cite des noms, que je ne retiendrai pas. Tout à ces saveurs et à ces odeurs, bercé par le babillage dont je ne comprends mot, je me sens bien...

Mais, soudain, il faut se secouer, remercier, dire rapidement ciao à ceux qui rentrent chez eux, se faire déposer à la gare, monter dans le train avec Luigi car, finalement, nous allons à Milan. Je ne sais trop l’heure qu’il est, ni s’il y a des changements. Cela prend des plombes, où je somnole. Luigi m’abandonne au bas du grand escalier de la gare centrale, déserte, avec mon attaché-case et le carton dont la corde me cisaille les doigts. Luigi m’a recommandé de prendre le premier train qui passerait par la Suisse car on annonce une grève des chemins de fer ce matin. J’entrevois un grand lac, puis des tunnels, le Jura... Je retrouve la voiture au parking de la Gare de Lyon. Je rentre chez moi où l’on s’inquiétait d’être sans nouvelles (il n’y avait pas d’iPhone du temps de Tito...) Je range les bouteilles. Le lendemain, au bureau, on s’étonne que j’aie été absent si longtemps : ‘’Quoi, deux jours pour un mur de cinquante mètres carrés ?? Et en wagon-lit !..’’

 

Epilogue

Le petit mur fut commandé et construit. Mais ce ne fut, pour cette application, qu’un prototype sans lendemain. Si ce n’est qu’à peine terminé il résista (bien sûr !) aux séismes de 1976, ce qui lui valut une petite place dans les annales...









6 novembre 2023

N° 289 - Volare, oh, oh...


Franchement il y a des moments où l’on aimerait pouvoir s’échapper, s’envoler, loin, très loin, à tire d’ailes, haut, très haut, plus haut... qu’un drone.

J’entends à la radio, cela tombe bien, que l’American Ornithological Society va débaptiser des centaines d’oiseaux au motif que leurs noms, qui les associent à des personnages maintenant controversés, pourraient être offensants. Les exemples que j’entends ne donnent pas l’impression que ce sont les oiseaux qui pourraient se vexer: ils ne sont pas en cause... au contraire de ceux dont on échange parfois les noms d’un banc à l’autre du Palais Bourbon.

Il est vrai qu’on ne se méfie pas assez, qu’on ne sait pas toujours à qui l’on a affaire, même parlant d’oiseaux. Tenez, le fou de Bassan : c’est qui ce Bassan, à quel point peut-il être dangereux ? Prenez le Jean-le-Blanc du circaète : est-ce qu’il est vraiment blanc comme neige, plus blanc que blanc, sans rien à cacher ? Et le bécasseau Bonaparte, qu’est-ce qu’il a à voir avec ce grand manchot qui ne révèle même pas le nom de son empereur ? Quant aux deux copines qui marrainent le faucon d’Eléonore et la mouette de Sabine, va savoir si ce sont des personnes bien comme il faut... C’est sûr, il faudrait tout vérifier, tout expurger...

L’un des premiers visés par l’AOS serait un puffin, l’Audubon’s shearwater, un bel oiseau de mer qui aime planer au ras des flots des Caraïbes, fendre l’eau du bec pour saisir un poisson sur un battement d’ailes et ne retourner nicher sur son ilot qu’à la tombée de la nuit. Mais ce n’est pas au puffin que s’en prend l’AOS, c’est à Jean-Jacques Audubon, un breton devenu américain du temps de Napoléon, un aventurier romanesque qui, trente ans durant, traqua les oiseaux de l’Amérique du Nord pour les observer, les décrire et les peindre avec le plus grand talent. 
Je n’en savais rien avant de découvrir, à Key West où il avait séjourné, de superbes planches exposées dans une maison coloniale aux vastes ''porches'', aux larges galeries ouvertes sur un jardin tropical de rêve... 

Mais il parait qu’Audubon employait des esclaves dans la plantation qu’il laissait gérer à sa compagne tandis qu’il poursuivait, lui, d’Appalaches en bayous, de Floride en Rocheuses, la crécerelle et le balbuzard. On dit aussi qu’il avait la gâchette du long rifle un peu facile pour se fournir en modèles, dont il ne tirait pas seulement le portrait. Sans compter, c’est vrai, des origines pas très claires et des faux papiers d’immigré clandestin. Bref, laissons l’AOS trouver à son puffin un prête-nom plus politiquement correct. Oublions Audubon.... D’autant, je l’avoue, que je ne puis m’empêcher d’associer à son patronyme une fameuse réclame : dubo, dubon, dubonnet... tout en ayant bêtement en tête un refrain enfumé : j’en ai du bon et puis du bon et puis du bon, bon...

Allez, on redescend, on se pose...


Qui a soufflé qu'il ne faudrait pas jeter un couffin de poussins de puffin avec l'audubon ?

26 septembre 2023

N° 288 - Encore des mots, toujours des mots...

 J'entends à la radio (oui, je vous rassure, elle remarche !) j'entends un chroniqueur de géopolitique commenter l'obligeance suspecte que manifeste aujourd'hui la Chine de Xi-Jinping à l'égard de la Syrie de Bachar-el-Assad, ou ce qu'il en reste. Il en voit le Chinois comme un futur hégémon. J'avoue que ce mot, que je n'avais certainement encore jamais employé moi-même, m'a interloqué. J'ai eu la curiosité d'en vérifier le sens. J'entends déjà les taquins prédire, en échangeant des coups de coude : "Attends, il va ressortir son vieux Lexis, édition 1975". Eh bien ! le mot hégémon n'y figure pas. J'attire au passage l'attention sur le point d'exclamation qui, n’interrompant pas ici vraiment la phrase, n’oblige pas à user après lui de la majuscule. Même la définition de l'hégémonie, dont je soupçonnais évidemment qu'il fût l'étymon, n'y fait pas référence. Je reconnais d'ailleurs à cette occasion que je n'avais encore jamais noté non plus qu'on désignât ainsi la racine qui donne l'étymologie d'un autre mot. Mais qu'il ignore l'hégémon n'est pas une raison pour me débarrasser de mon Lexis, pour le balancer dans quelque escalier aussi infamant que les gémonies où les Romains abandonnaient les suppliciés aux vautours. Ceci n'est qu'une autre parenthèse car les gémonies n'ont rien à voir, bien sûr, avec l'hégémonie. C'est pourtant wikipédia qui m'a rappelé le rôle de commandant en chef, tant militaire que politique, qu'avait l'hégémon chez les Grecs. Tout en citant l'exemple incongru de Ponce Pilate, préfet romain de Judée, plus connu pour ses ablutions et le soin qu'il mettait à se laver les mains que pour ses capacités à gouverner. L'hégémon incarne donc la puissance sans partage qu'exerce son propre pays sur quelques autres. La déclinaison du mot est limpide, naturelle, automatique : l'hégémon est l'artisan de l'hégémonie. Tout comme un cérémon doit être l'organisateur indispensable de grandes festivités, dont un philarmon dirige avec soin le programme musical, tandis qu'un parcimon veille, lui, à la dépense ? A l'accueil ce sont sans doute des chirognomons qui serrent la main des visiteurs et dérident les acrimons, que des physiognomons prennent quand même soin d'identifier par reconnaissance faciale ?

Chers amis lecteurs de "mots parallèles", quelle chance vous avez d'élargir ici les champs de vos connaissances et de votre vocabulaire !...




1 juillet 2023

N° 287 - Che calcio !

Je n'entends plus rien à la radio, désolé... Elle grésille, elle crachouille, toute brouillée et parasitée... Je l'avais, c'est vrai, à peine écoutée depuis un bon moment et vous vous en êtes rendu compte, vous qui, nombreux, vous êtes étonnés, sinon inquiétés, de mon silence. Mais, voilà, depuis plus d'un mois nous avons d'abord fêté à une semaine d'intervalle deux jeunes et jolies mariées, deux de nos petites filles, puis enchainé deux superbes voyages d'une dizaine de jours, en Alsace et en Italie. Les lacs des Vosges, c'est beau, bien sûr, mais les grands lacs qui se succèdent dans leurs écrins de montagne, du Piémont au Haut Adige, c'est autre chose. Et les cimes acérées des hautes falaises abruptes des Dolomites, c'est quand même plus impressionnant que le Grand Ballon.

Mon petit pocket-transistor DT-250 n'avait pas bougé de la table de nuit. Il était là, en veilleuse, quand sur le versant d'un lac lombard j'ai retrouvé l'ancien collègue avec qui j'avais déjeuné le midi même, face au château de Saint Germain. Le lac miroitait tout en bas de la colline où, du bout du pied, nous échangions des passes de ballon. Au-delà de la rive d'en face les crêtes, suisses sans doute, se découpaient à contre-jour et le sillage des bateaux de promenade tranchait le scintillement argenté de l'eau. D'autres anciens que nous avions évoqués à table se sont joints à nous petit à petit, avec leurs ballons, élargissant le grand cercle montueux et pentu de nos passes croisées. En bas, à un kilomètre ou deux, des vedettes au mouillage étaient amarrées à la jetée du port. Un jeune camarade tenta d'atteindre celle du bout par un long tir en cloche qui fit flop. A mon tour je pris alors un élan formidable, d'une large torsion du buste, et décochai du pied gauche un tir puissant et tendu vers le plus gros des bateaux. Empêtré dans la couette j'atterris à plat-dos sur le plancher, la nuque endolorie par le choc sur le plateau de la table de chevet. Mon poste ne marche plus, il est détraqué. Si jamais le vôtre vous apprend qu'un ferry-boat a coulé en face de Bellagio, soyez gentil, ne dites rien.




 

17 avril 2023

N° 286 - Modes de chez nous


"J'entends à la radio" ne conviendra pas cette fois comme entrée en matière. Honnêtement, s'agissant d'une nouvelle un peu défraichie, je devrais plutôt écrire : "J'ai entendu". Ou même, ayant l'ombre d'un doute sur sa véracité et ne sachant trop quand je l'ai reçue : "J'avais entendu". Si du moins cette inflexion peut excuser une mémoire qui tend à flancher ou une petite propension à faire du moindre souvenir une fable ? 

Mais c'est peut-être à tort que j'attribue une nuance d'à-peu-près, une suspicion de sujet à caution à ce temps composé du mode indicatif qu'est le plus-que-parfait. Plus que parfait... La perfection, dit-on, n'est pas de ce monde, exception faite, semble-t-il, du monde de la conjugaison. Le plus-que-parfait n'ajoute pourtant qu'un tout petit degré à l'imparfait. Pourquoi d'ailleurs le parfait n'aurait-il pas sa place dans le mode indicatif, entre l'imparfait modeste et ce plus-que-parfait prétentieux ? Finalement mon propos ne serait pas moins pertinent si j'évoquais ce qui me vint à l'esprit après que "j'eus entendu à la radio", quitte à passer carrément au passé antérieur. Autrement dit au passé d'avant, au passé du passé. A une époque où je n'avais peut-être même pas la radio. Mais je regretterais ce faisant la petite touche d'incertitude que je souhaitais insinuer en sous-entendu.

Peut-être aurait-il mieux valu que j'abandonnasse l'indicatif trop péremptoire pour explorer les ressources du conditionnel, plus nuancé. En écrivant par exemple, au passé simple : "J'aurais entendu à la radio, si j'en avais eu une". Ou en optant pour le conditionnel-temps et son parfum de retour du futur dans le passé, un rien science-fiction, qui pourrait faire l'affaire : "Je n'imaginais pas que j'entendrais à la radio". Encore que l'incertitude porte là plutôt sur le temps que sur le fond. Tout compte fait c'est peut-être avec le mode subjonctif que je parviendrais le mieux à concéder un doute, une hypothèse, une réserve. En ayant toutefois encore à choisir entre le passé : "Admettons que j'aie entendu à la radio" ; ou l'imparfait : "Si le hasard avait permis que j'entendisse" ; ou, une fois de plus, l'incontournable plus-que-parfait : "Eussé-je été plus attentif, j'eusse entendu à la radio". Dilemme...

Une chose est certaine : il n'y a rien à espérer du mode impératif. Curieux d'ailleurs qu'on ne puisse se l'appliquer à soi-même qu'en dédoublant sa personnalité : "entends la radio" ; ou en la faisant se fondre dans un groupe : "entendons la radio". Ce mode au ton si pressant, si contraignant, si impérieux... Celui de Don Diègue ordonnant au Cid : "Va, cours, vole et nous venge !"
Je vous prie de m'excuser un instant : mon correcteur intelligent d'orthographe artificielle exige que j'écrive : "nous vengeons". 
C'est réglé. Mais je ne sais plus de quoi je voulais vous parler en commençant...